Je n’ai plus rien à dire, plus rien à écrire. Je me réfugie dans les maux, dans les mots pour exprimer la détresse profonde qui réside en moi. Le soleil tarde à se lever & ne se lèvera pas, je le sais. Que dire d’une nature hostile qui ne nous donne aucun courage ? Les vers s’écrivent en creux dans ma mémoire décharnée. Le soleil ne se lève pas et s’intitule anonyme. Les étoiles n’ont plus de voix et se dispersent dans l’inutile. Que faire alors de ma vie sinon de la gâcher ? Plus aune réponse ne vient, les anges sont muets. Je trimballe mon âme comme on trimballe ce fardeau, cette espèce de maladie rare qui affecte les poètes. Mes chats font semblant de dormir & me regardent en creux. Il n’y a pas d’avenir, juste une espérance au deux. J’aimerais avoir l’éloquence des gens qui fournissent leurs adieux & qui tirent leur révérence avec une classe ou deux.

Florence 

 

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