Il est de ces trames où le destin se noie dans des circonvolutions infinies. On se jette à la mer sous d’infimes convictions liant ainsi avec certaines de ces naïades un pacte on ne peut plus flou générant les tempêtes & la tectonique des sentiments. L’océan est vaste pour qui sait l’arpenter mais les transatlantiques l’ont aussi déserté, laissant bringuebalantes les faunes autochtones & les gluants espoirs s’enraciner au fond. 

Il est de ces destins que l’on aime malgré tout même s’ils paraissent aux improbables firmaments. Les poussières des sages & leurs philosophiques voix nous entrainent dans de complexes considérations qui n’auraient peut-être pas lieu d’être. Le sage est un fou qui s’ignore. 

Il est de ces destins devant lesquels on se prosterne béatement, faisceau de nos espérances les plus incongrues. Veau d’or aux apparats trompeurs, insuffisance du coeur. De nos bibles & de nos codex élimés se dressent des vérités auxquelles on ne croit jamais. 

Au fond, il est de ces destins que l’ont bâtit chaque jour avec l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour du destin. Marc-Aurèle ne me démentira pas. 

Il est de ces destins que l’on porte dans le coeur. Amor fati. 

Florence 

(Avec le clin d'oeil qui se doit à Yves Jamait, of course)

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