Je n’ai plus rien à faire sur cette terre. Earth, dit-on en anglais. Je me sens comme une poussière d’étoile inaccessible & volubile. Plus personne ne pourra me toucher, plus personne ne pourra me parler. Les monstres hurlent au-delà de la distance, dans une galaxie que je ne connais pas. Les Erynnies attaquent ma conscience dans un chant démoniaque. Les morts m’entrainent dans leur stupide absence. Je reste là, statue de granit. Sans sentiment, sans émotion. Le chat me regarde d’un regard torve. Tant pis pour lui. Baudelaire m’avait pourtant prévenue. Chat séraphique, le lien avec l’autre monde. Dans ce monde azuré, il faut être joyeux. Je choisis la tristesse, je choisis la détresse. Si seulement ça pouvait faire une chanson, avec des alexandrins boiteux, des rimes en illusion. J’allume une clope pour voir la voie lactée, je ne vois rien bien sûr. Je suis presque aveugle Tout le monde le sait. Ma force est dans ces pauvres mots que j’écris, que je distille à l’envi. J’aime la sensibilité de la musique que j’écoute. Daniel, je ne t’oublierai JAMAIS.

Florence

 

foire-trone-paris-photo-star-haut